Il doit être écrit quelque part, dans de mystérieuses arcanes , que je n'atteindrai jamais le port...
Là où j'avais entraperçu le phare, là où j'espérais poser enfin mes valises... rien, toujours la même mer étale mais infinie, toujours les mêmes mots, les mêmes promesses mais d'actes : point.
Il me faudra probablement ressortir la grand' voile, cingler plus loin, toujours, oublier dans les bras de marins éphémères que je ne retrouverai jamais ce qui fut perdu. Qu'importe, au fond, j'ai tellement l'habitude de ces nuits à battre le pavé, de ces étreintes furtives, de ces rires si vite envolés, mon corps connaît par (et sans !) coeur le chemin de ces corps, mon sentiment momifié s'en arrangera comme il pourra.
Et même si nul grain de sable n'ensevelira la blessure, même si, très loin, une nouvelle étoile est morte, je cadencerai mon pas sur le pas de mes pairs, la vie continue, même si tout n'est plus que simulacre.



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